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ACURA MDX : plus gros,
plus grand, plus fort!
16 PRESTIGE MARS 2007
PAR FRÉDÉRIC MASSE
La sortie du MDX nous ramène en 2001,
alors que l’utilitaire sport de luxe avait raflé
prix et mentions honorables dans le milieu
journalistique. Depuis, il remporte un succès
commercial percutant en occupant près de 30 %
des ventes totales de la marque et en bousculant le
marché. Dans le passé, toutefois, aucun expert
n’aurait pu citer le MDX en exemple pour ses
qualités dynamiques. On parlait plutôt de son
confort, de sa qualité de fabrication, d’un rapport
« qualité-prix-équipement » impressionnant et d’une
fiabilité bien au-dessus de la moyenne. Mais jamais
un mot sur le plaisir de le conduire. Il faudra ajouter
cette qualité à la liste…
Des modifications de taille…
Acura avait déjà annoncé ses prétentions lors de
ses essais sur le circuit de Nurburgring, en Allemagne.
Terminé le temps où le MDX était fabriqué sur le
châssis d’une minifourgonnette, la Honda Odyssey.
Exit la mécanique entièrement Honda et la traction
intégrale commune à tous les modèles. Place au plus
puissant moteur jamais offert par Acura et à une toute
nouvelle plateforme.
Sous le capot, un six cylindres de 3,7 litres à calage
variable des soupapes (VTEC) développe 300 chevaux
et 275 livres-pied de couple. Par rapport à l’ancien
modèle, c’est un gain de 47 chevaux et de 27 livrespied.
Ça ne transforme pas le MDX en un road
runner, mais c’est amplement suffisant pour les
besoins puisqu’il fournit de bonnes reprises et des
accélérations suffisantes (0-100 km en moins de huit
secondes). Sa consommation moyenne d’essence est
raisonnable : entre 11 et 14 litres au 100 km pendant
mon essai. Puis, la traction intégrale, que partagent la
RL, le RDX et le MDX, soit la SH-AWD (Super
Handling All-Wheel Drive), permet de transférer
jusqu’à 50 % du couple aux roues arrière. Jusqu’à
100 % de cette puissance peut être transmis à une des
deux roues arrière. En virage, cela se traduit par une
stabilité déconcertante et une grande facilité à tenir
une ligne idéale en courbe. Les premiers virages sont
d’ailleurs étonnants tant le changement est majeur par
rapport à l’ancien MDX. Ajoutez une transmission
automatique à cinq rapports efficace, un système de
freinage puissant et résistant, des roues de 18 pouces
et une capacité de 2 268 kilogrammes et le MDX n’a
rien à envier à personne. Plus large, plus long et plus
bas sur patte que l’ancien modèle, le nouveau MDX
impose le respect grâce à sa stature athlétique.
Parfaitement balancée, la conduite du MDX est
plus lourde, dans le bon sens du terme, et plus facile
à manier. La suspension demeure dans le même
registre. Le MDX est d’une solidité presque infaillible.
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