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DOSSIER
Laval. Outre la présence de ces
chercheurs, Québec offre par
ailleurs une personnalité qui
favorise la diversité bioalimentaire,
notamment par sa réputation
de grande gastronome et
la renommée de ses chefs.
Voilà qui attise certes la
sensibilisation pour des produits
variés, exclusifs, savoureux.
L’agroalimentaire : une priorité
Le secteur agroalimentaire est l’une des
cinq priorités du Centre local de développement de
Québec. Indice de l’importance de ce créneau de l’industrie,
11 % des investissements globaux du CLD en
2006, soit 330 000 $, ont servi à soutenir 71 entreprises
(de structure très modeste pour la plupart), ce qui
a généré des projets dont la valeur a atteint
1 813 000 $.
L’organisme met notamment l’accent sur le réseautage
des entreprises agroalimentaires afin d’optimiser
les efforts promotionnels. « En collaboration avec le
MAPAQ et les différents organismes régionaux,
explique la responsable du volet agroalimentaire au
CLD, Michèle Morin, nous identifions les besoins en
matières premières et les débouchés potentiels, autant
localement que sur les marchés internationaux, et
nous en facilitons l’accès aux entreprises. Nous travaillons
aussi à adapter les qualifications de la maind’œuvre
aux besoins des employeurs, car le recrutement,
la formation et la rétention du
personnel demeurent une difficulté
particulière. »
L’agrotourisme représente un autre
défi pour le CLD, qui utilise à cette fin
les fonds de l’Entente spécifique sur le
développement agroalimentaire de la
région de la Capitale-Nationale, entrée
en vigueur à l’automne 2005, afin de
rapprocher le consommateur du producteur.
Entre autres exemples, les
parcours gourmands permettent à des
producteurs et des transformateurs
d’accueillir des visiteurs et de leur faire
connaître leur spécialité. Des circuits
sont organisés à Québec même, à l’île
d’Orléans et sur la Côte-de-Beaupré,
8 PRESTIGE MARS 2007
pour ne citer que les plus rapprochés.
Autre signe de la vitalité
régionale, les artisans-producteurs-transformateurs
du
Marché du Vieux-Port font
maintenant partie du Guide
Debeur 2007 pour la qualité de
leurs produits. Et que dire de
l’association Terroir et Savoir,
fruit d’efforts concertés de
plusieurs organismes, dont l’objectif
est de soutenir l’implantation et la promotion
de nouvelles cultures, ou encore de
l’organisation Terra Sativa, qui permet aux consommateurs
d’acheter à l’avance les fameux « paniers bio »
de producteurs biologiques selon le principe de l’agriculture
soutenue par la communauté. Après les
médecins, les agriculteurs de famille ! L’an dernier, une
centaine de fermes du Québec y ont participé.
Corriger des lacunes
Pour poursuivre son développement en matière d’agroalimentaire,
la région de Québec devra améliorer
certaines lacunes, dit le CLD. Outre celles déjà mentionnées,
on note le manque de savoir-faire des petites
entreprises en matière de commercialisation, leur difficulté
à pénétrer les réseaux de distribution et une
méconnaissance de l’offre régionale de la part
du public, sans oublier le manque de relève en
agriculture.
De belles occasions
de développement
Heureusement, la région compte
sur des occasions d’accroître son
dynamisme. L’intérêt pour les produits
du terroir et de spécialité ne cesse de
croître et les marchés américain et
international sont ouverts. Enfin, les
produits porteurs doivent être privilégiés,
notamment les mets préparés,
les prêts-à-cuire et prêts-à-manger, les
produits fins (fromages, boissons vinicoles,
jus de fruits frais, sushis, etc.),
les petits fruits et les légumes frais.
Bref, l’engrais collectif est un formidable
outil pour faire germer le
développement… �